Le pâté berrichon, ma façon douce de cuisiner le Centre-Val de Loire
Générée par I.A.
Article
Dans LaBouffe, je reste fidèle aux recettes qui racontent quelque chose de simple et de vrai. Je n’ai pas besoin d’en faire trop pour prendre plaisir à cuisiner : j’aime les plats qui ont du fond, une mémoire, et qui laissent la place au goût. C’est exactement ce que je retrouve dans le pâté berrichon, cette recette traditionnelle du Berry, au cœur du Centre-Val de Loire, que je considère comme l’une des plus sincères de la cuisine de famille. Elle me ressemble peut-être plus que je ne le dirais d’ordinaire : discrète, patiente, sans éclat inutile, mais pleine de caractère dès qu’on prend le temps de l’approcher. Je le prépare avec une pâte brisée bien souple, parfois légèrement feuilletée selon l’humeur, puis une farce de porc et de veau que je travaille avec des échalotes finement hachées, du persil, un peu de vin blanc, du sel, du poivre et une pointe de muscade. Au centre, je glisse des œufs durs, alignés avec soin, parce que c’est aussi cela qui fait l’identité du pâté de Pâques berrichon : cette coupe nette qui révèle l’intérieur et donne tout son sens à la première tranche. Je referme le tout avec attention, je soude bien les bords, je dore au jaune d’œuf, puis je laisse cuire jusqu’à obtenir une croûte bien dorée et une garniture moelleuse. J’aime le servir tiède ou froid, avec une salade assaisonnée simplement, ce qui laisse au plat toute sa place sans alourdir le repas. Ce que j’aime dans cette recette du Centre-Val de Loire, c’est qu’elle demande du temps mais pas de mise en scène. Elle accompagne bien mon rythme à moi, entre une journée de travail où je donne beaucoup aux autres et les moments plus calmes où je retrouve mes repères. Après une balade ou une lecture qui m’a absorbée, j’aime préparer ce genre de plat avec calme, presque comme un geste d’ancrage. Il y a dans le pâté berrichon quelque chose de rassurant et de franc : une cuisine qui nourrit vraiment, qui ne cherche pas à impressionner, mais qui crée une vraie présence autour de la table. Et c’est peut-être ce que je préfère dans LaBouffe : quand la recette devient une manière douce de dire qui je suis, sans me raconter trop vite, mais en laissant parler le goût.
Informations
Où : Centre-Val de Loire