Mes astuces corses pour laisser les herbes parler
Générée par I.A.
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Dans LaBouffe, je parle toujours à partir de ce que je fais vraiment: je veux du goût, mais je ne cherche pas à masquer les produits. En Corse, je me sers des herbes comme d’un outil de précision, presque comme je réglerais une machine: un peu de nepita, du thym, du romarin, du laurier, de l’ail, et je laisse respirer l’ingrédient principal. Je trouve que c’est la meilleure manière de rester sincère dans l’assiette, sans surjouer le folklore ni fabriquer une image qui ne me ressemble pas. Mes astuces sont simples, mais elles sont très corses dans l’esprit. Quand je fais revenir des légumes ou un poisson, je commence par l’huile d’olive, l’ail écrasé et une branche de romarin, puis je termine avec du basilic ou de la nepita pour garder le parfum vivant. Pour une sauce tomate courte, je laisse doucement confire l’oignon et l’ail, j’ajoute la tomate, le laurier et un peu de fenouil sauvage, puis je monte la sauce avec un filet d’huile d’olive. Cette base marche avec des pâtes, des œufs, des légumes farcis, mais aussi avec une viande mijotée: je garde toujours la main légère, parce qu’en Corse les herbes doivent éclairer le plat, pas l’étouffer. Je garde aussi un réflexe très concret dans mes repas du quotidien: après une sortie à vélo, je privilégie une cuisine nette, nourrissante, pas lourde. J’aime par exemple napper des pommes de terre ou des courgettes d’un jus au vin blanc et aux herbes du maquis, ou assaisonner une salade de tomates avec huile d’olive, sel, poivre, basilic et quelques feuilles de nepita. Entre le Vieux Port de Bastia et les falaises de Bonifacio, j’ai cette même ligne de conduite: en Corse, l’aromate n’est pas un décor, c’est une façon de faire parler le plat sans le maquiller. Et ça, pour moi, c’est exactement l’esprit de LaBouffe: du vrai, du simple, et du goût qui tient debout.
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Où : Corse