Corse, aziminu traditionnel aux parfums de côte
Générée par I.A.
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Je cuisine souvent comme je vis ma table: avec de la franchise, peu de mise en scène et l’envie que le goût raconte quelque chose de juste. Dans LaBouffe, je cherche surtout l’équilibre entre l’élan et la simplicité, et l’aziminu corse me ressemble pour ça. C’est une soupe de mer née sur l’île, précise sans être raide, chaleureuse sans être lourde, exactement le genre de recette que je peux préparer après une journée dense, quand j’ai besoin de retrouver du lien, du calme et un vrai plaisir de manger. Je pense à Bonifacio, aux falaises, ou au Vieux Port de Bastia quand je la fais mijoter: la mer y donne une idée très nette de ce que doit être ce plat, généreux mais droit. Je prends une belle lotte ou un mélange de poissons de roche, rascasse, grondin, congre si j’en trouve, avec un oignon, deux gousses d’ail, un bulbe de fenouil, deux tomates bien mûres, une petite pomme de terre, du vin blanc sec, de l’huile d’olive, du safran, du sel, du poivre et du pain de campagne pour le service. Je fais revenir l’oignon et le fenouil dans l’huile d’olive, j’ajoute l’ail puis les tomates concassées, je laisse compoter, je verse le vin blanc, un peu d’eau ou un fond de cuisson de poisson, j’ajoute la pomme de terre en dés et le safran, puis je laisse frémir. Je dépose ensuite les morceaux de poisson en respectant leur tenue, d’abord les plus fermes, puis les plus fragiles, et je laisse cuire doucement sans brutalité. Je sers cette soupe avec le pain grillé frotté à l’ail, et je garde le bouillon bien chaud, parce que c’est là que je retrouve cette cuisine corse que j’aime: simple, marine, précise, ancrée dans la réalité et assez vivante pour donner envie de partager la table.
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Où : Corse