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11/05/2026 20:34

Du mugicha au saké, mes astuces de table venues du Japon

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Illustration de la publication Générée par I.A.

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Dans LaBouffe, je cherche toujours des astuces qui rendent un repas plus juste, plus fluide, plus vivant. Avec le Japon, je retrouve exactement cela: une manière très fine de penser la boisson comme une partie du goût, pas comme un simple à-côté. Quand j’imagine une soirée à Tokyo, avec cette énergie de Shibuya qui pulse sans jamais m’écraser, je pense à des verres sobres, lumineux, qui accompagnent le rythme du repas et laissent les saveurs respirer. C’est une façon de manger que j’aime beaucoup, parce qu’elle parle d’équilibre, de calme et de petites attentions très concrètes. Côté boissons sans alcool, je garde une vraie place au mugicha, cette infusion d’orge torréfiée que je bois très fraîche quand il fait chaud. Je l’aime parce qu’elle coupe la sensation de gras d’un bentô un peu généreux, d’un karaage encore tiède ou d’un repas pris vite, sans lourdeur. J’utilise aussi beaucoup le hojicha, plus grillé, pour accompagner une douceur au sésame, un mochi ou même un simple goûter tardif; il apporte une note ronde qui me calme. Et quand j’ai besoin d’un petit geste gourmand sans alcool, l’amazake me plaît pour sa douceur céréalière, surtout en hiver, ou après une journée trop dense. Je pense aussi à une boisson au yuzu très peu sucrée, allongée avec de l’eau pétillante, que je sers volontiers à l’apéritif avec des tsukemono ou quelques légumes croquants. Pour les boissons alcoolisées, je reste très attachée au saké, parce qu’il sait être discret ou ample selon le plat. Je le trouve parfait avec des sashimis, du poisson grillé, une tempura légère ou même un assortiment de petites assiettes à partager, où je veux garder la bouche nette. L’umeshu, lui, me sert souvent d’apéritif doux: je le bois frais, parfois sur glace, quand je veux commencer la soirée avec quelque chose de fruité, et je l’associe volontiers à des bouchées salées comme des edamame, des radis marinés ou des brochettes simples. Le shochu a une autre présence, plus sèche, plus terrienne; je l’aime avec des plats grillés, des viandes laquées ou des légumes rôtis, et je le trouve très juste allongé d’eau chaude quand je veux quelque chose de réconfortant. Si j’ai envie d’un vin, je pense à un blanc japonais de Koshu, fin et tendu, qui accompagne très bien des poissons, des légumes ou une cuisine délicate. Et pour les fins de repas un peu plus longues, un whisky japonais bien équilibré peut très bien prolonger la conversation sans écraser le reste. Mes deux astuces les plus simples sont celles-ci: je choisis d’abord la température de la boisson en fonction du plat, froide pour alléger une friture, tiède pour accompagner un mets plus doux; puis je pense à la texture en bouche, parce qu’un thé grillé, un saké sec ou un umeshu n’ouvrent pas du tout le repas de la même façon. Je crois que cette logique japonaise me ressemble beaucoup: je ne cherche pas à multiplier les effets, je cherche le bon accord au bon moment. Et c’est peut-être là que je retrouve le plus mon envie de partages vrais: autour d’un verre bien choisi, je sens que la table devient plus tendre, plus précise, plus accueillante. Je crois encore aux rencontres qui font du bien, et au Japon je les imagine souvent commencer ainsi, par une boisson simple qui sait écouter le plat L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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