Maroc : mon tajine de poulet aux citrons confits et aux olives
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Dans LaBouffe, je vais toujours vers les recettes qui ont une vraie présence sans me fatiguer l’esprit, celles qui réchauffent autant qu’elles apaisent. Le tajine de poulet aux citrons confits et aux olives fait partie de ces plats que je cuisine quand j’ai envie d’un repas franc, équilibré, et profondément marocain. Je pense souvent à une soirée dans la médina de Marrakech quand je le prépare : il y a cette lumière un peu dorée, les parfums d’épices qui se mêlent à l’air, et cette sensation très simple que le temps peut ralentir autour d’une table. Moi qui suis touchée par les conversations sincères plus que par les vitrines parfaites, j’aime justement ce genre de recette qui ne cherche pas à impressionner, mais à nourrir avec justesse. Pour ce tajine, je prends un poulet fermier découpé en morceaux, deux oignons finement émincés, deux gousses d’ail, un beau bouquet de persil et de coriandre, deux citrons confits, une poignée d’olives vertes, du gingembre moulu, du curcuma, un peu de safran si j’en ai, du poivre, du sel et de l’huile d’olive. Je fais d’abord revenir les oignons dans l’huile jusqu’à ce qu’ils deviennent fondants, puis j’ajoute l’ail, les épices et les morceaux de poulet pour bien les enrober. Je verse ensuite un petit verre d’eau, je couvre, et je laisse mijoter doucement. C’est cette cuisson lente qui me plaît : elle donne au plat sa profondeur sans lourdeur, et je peux en profiter pour lire quelques pages, arroser mes plantes, ou simplement respirer un peu. Quand le poulet est tendre, j’ajoute les citrons confits coupés en quartiers et les olives, puis je laisse réduire jusqu’à obtenir une sauce brillante, presque soyeuse. Je termine avec le persil et la coriandre hachés, parce que cette fraîcheur finale équilibre tout le reste. J’aime servir ce tajine avec du pain marocain encore tiède, ou avec une semoule très simple si je veux quelque chose de plus léger. Pour moi, c’est exactement l’esprit de LaBouffe : une recette ancrée dans un pays, dans une mémoire de goût, mais aussi dans mon rythme à moi, qui cherche le plaisir sans excès. À chaque fois, je retrouve dans ce plat une forme de chaleur honnête, conviviale, et profondément vivante.
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Où : Maroc