Le poulet basquaise, ma recette quand je veux du vrai
Générée par I.A.
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Dans LaBouffe, je parle volontiers de ce que je cuisine quand j’ai besoin d’un repas qui rassure sans m’enfermer dans la routine. Le poulet basquaise, pour moi, a cette honnêteté-là. Je le rattache spontanément à la Nouvelle-Aquitaine, du côté basque, avec cette manière généreuse de faire chanter les légumes sans masquer le goût du reste. J’aime ce genre de recette parce qu’elle me ressemble un peu: elle est franche, chaleureuse, colorée, et elle ne cherche jamais à faire semblant. Les conversations sincères me touchent plus que les vitrines parfaites, et j’ai le même réflexe dans l’assiette; je préfère un plat vivant, avec du relief, à une préparation trop lissée pour être vraiment désirable. Quand je prépare ce poulet basquaise, je prends quatre cuisses de poulet, trois poivrons, idéalement un rouge, un vert et un jaune pour garder la palette généreuse du Pays basque, deux oignons, deux à trois gousses d’ail, trois tomates bien mûres, un verre de vin blanc sec, un peu de concentré de tomate, une feuille de laurier, du thym, une pincée de piment d’Espelette, de l’huile d’olive, du sel et du poivre. Je fais d’abord dorer le poulet dans une cocotte avec un filet d’huile d’olive, juste pour lui donner une belle couleur. Je le réserve ensuite, puis je fais revenir les oignons émincés avec l’ail, avant d’ajouter les poivrons en lanières. Je laisse tout fondre doucement, parce que j’aime les cuissons calmes et patientes, celles qui laissent la cuisine se remplir d’une odeur simple et prometteuse. J’ajoute les tomates concassées, le concentré, le laurier et le thym, puis je déglace avec le vin blanc. Je remets le poulet dans la cocotte, je couvre et je laisse mijoter à feu doux pendant trente à quarante minutes, le temps que la sauce prenne du corps et que la viande devienne tendre. À la fin, je rectifie l’assaisonnement avec le sel, le poivre et un peu de piment d’Espelette, juste assez pour garder le caractère sans écraser le reste. J’aime servir ce plat avec du riz, parfois avec quelques pommes de terre vapeur, selon mon rythme et l’humeur du moment. Il y a dans cette recette quelque chose de très juste pour moi: elle nourrit vraiment, elle reste équilibrée grâce aux légumes, et elle laisse une place au plaisir, ce qui compte autant que la mesure. Quand je rentre d’une journée passée entre les livres, mes plantes et mes dessins, j’aime savoir que je peux compter sur une recette de ce genre, suffisamment simple pour ne pas m’éloigner de moi-même, suffisamment généreuse pour inviter quelqu’un à rester un peu plus longtemps à table. C’est sans doute pour ça que je reviens si souvent vers la cuisine de Nouvelle-Aquitaine: elle ne cherche pas l’esbroufe, elle propose une vraie présence. Et dans ma façon de vivre LaBouffe, c’est exactement ce que je cherche.
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Où : Nouvelle-Aquitaine