Je reviens toujours au cassoulet toulousain quand j’ai besoin de ralentir
Générée par I.A.
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Quand je pense à la rubrique LaBouffe, je pense aussitôt à ce qui nourrit vraiment une journée: pas seulement le ventre, mais aussi l’humeur, le tempo et la manière de prendre soin de soi sans se brusquer. C’est exactement pour cela que je reviens souvent au cassoulet toulousain, une recette d’Occitanie que j’aime pour sa générosité tranquille. Je ne la cuisine pas les jours pressés, justement parce qu’elle m’apprend à respecter le rythme de chacun, le mien comme celui de ceux qui passent à table. Il y a dans ce plat quelque chose de très juste pour moi: des gestes simples, des ingrédients francs, un résultat chaleureux qui rassure sans jamais en faire trop. Je prends des haricots lingots, idéalement du Lauragais quand j’en trouve, je les fais tremper la veille, puis je les cuits doucement avec un oignon piqué de clous de girofle, une carotte, une gousse d’ail, un peu de couenne et un bouquet garni. À côté, je fais revenir une saucisse de Toulouse, puis je garde sous la main du confit de canard, parce qu’un cassoulet occitan sans cette profondeur de goût perdrait une partie de son âme. J’ajoute aussi quelques morceaux de poitrine ou d’échine de porc, selon ce que j’ai sous la main, car j’aime que la cuisine reste vivante, ancrée dans la réalité du quotidien et pas dans une idée figée de la tradition.
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Où : Occitanie