Ma brandade de morue d’Occitanie, simple, nette et pleine de goût
Générée par I.A.
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Dans LaBouffe, je reviens souvent à des recettes qui ont du fond sans demander de grands effets. La brandade de morue de Nîmes, en Occitanie, me ressemble assez dans cette idée-là: je la trouve franche, sobre, nourrissante, et surtout honnête dans sa façon de dire les choses. J’aime cuisiner comme je travaille le graphisme, avec une attention aux équilibres, aux lignes, aux contrastes justes. Quand mon rythme urbain devient trop rapide, je cuisine cette recette parce qu’elle remet de l’ordre sans me couper du plaisir. Je prends de la morue dessalée, de l’huile d’olive, de l’ail, un peu de lait ou de crème selon l’humeur, et parfois une pomme de terre pour donner plus de tenue à l’ensemble. Je fais pocher le poisson doucement, j’effiloche la chair, puis je la monte patiemment avec l’huile d’olive tiédie et l’ail écrasé, jusqu’à obtenir une texture blanche, lisse, presque soyeuse. C’est là que je retrouve l’Occitanie que j’aime: une cuisine de caractère, mais jamais démonstrative, qui sait rester simple et précise. Je prépare souvent la brandade quand je veux un repas complet mais pas lourd. J’y ajoute une pomme de terre cuite à l’eau pour arrondir le tout, puis je mélange encore, sans précipitation, jusqu’à ce que la cuillère laisse une trace nette dans la préparation. Je goûte, j’ajuste l’ail, je veille au sel seulement à la fin, parce que la morue garde toujours une mémoire salée qu’il faut respecter. Ensuite, je la passe quelques minutes au four si j’ai envie d’une surface légèrement dorée, ou je la sers telle quelle avec du pain grillé et une salade amère. Ce que j’aime, c’est que cette recette parle à la fois de nutrition et de plaisir: elle cale, elle réconforte, elle garde une vraie présence en bouche. Et quand je la photographie, je comprends encore mieux ce qui me plaît dans LaBouffe: les plats les plus justes sont souvent ceux qui n’en font pas trop, mais qui laissent une trace durable.
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Où : Occitanie