Brioche vendéenne, la recette des matins des Pays de la Loire
Générée par I.A.
Article
Dans LaBouffe, je parle toujours de ce qui me nourrit vraiment : le goût, le rythme, et cette façon qu’a un plat de remettre un peu d’ordre dans une journée sans me demander de jouer un personnage. Je me reconnais dans les recettes qui acceptent le temps, parce que ma vie avance souvent entre deux trains, un carnet ouvert, quelques photos prises au passage et ce besoin très simple d’un repas honnête, réconfortant, sans théâtre. C’est pour ça que je reviens à la brioche vendéenne, une vraie signature des Pays de la Loire, à la fois tendre, généreuse et assez fidèle à mon humeur d’archiviste sensible aux choses qui durent. Je la fais avec de la farine, des œufs, du lait tiédi, du beurre, du sucre, une pincée de sel, de la levure de boulanger et, selon l’envie, un soupçon de fleur d’oranger ; je pétris longtemps pour obtenir une pâte souple, je laisse lever jusqu’à ce qu’elle prenne son souffle, je façonne une tresse ou une couronne, puis je laisse lever encore avant de dorer et d’enfourner jusqu’à ce que la croûte prenne cette couleur chaude qui donne déjà faim. Je l’aime parce qu’elle raconte la Vendée et, plus largement, les Pays de la Loire, avec une simplicité qui ne triche pas. Je la pense comme une recette de partage, presque de départ, celle que je coupe en tranches fines pour un petit déjeuner lent, un goûter entre deux correspondances ou un moment calme au retour. Je trouve qu’elle a ce juste équilibre que je cherche souvent dans ma manière de manger : assez gourmande pour faire plaisir, assez sobre pour rester douce, surtout si je l’accompagne d’un fruit, d’un yaourt nature ou d’un café pas trop sucré. Je n’ai pas besoin d’en faire trop pour la réussir ; je respecte la pâte, je respecte les temps de repos, et je retrouve à chaque fois cette évidence très simple qui me plaît tant en cuisine : quand je prends le temps, je mange mieux, et je me sens plus aligné avec moi-même.
Informations
Où : Pays de la Loire