Ma gâche vendéenne, quand je veux retrouver le goût juste
Générée par I.A.
Article
Dans LaBouffe, je parle souvent de ce qui me remet d’aplomb sans me demander de jouer un rôle, et la gâche vendéenne fait exactement ça pour moi. Je la cuisine parce qu’elle appartient à un Pays de la Loire que je sens proche, concret, généreux, avec ce goût du simple bien fait que j’aime retrouver quand mes journées ont trop de vitesse. Je prends de la farine, des œufs, du beurre bien mou, un peu de sucre, du sel, de la levure de boulanger et du lait tiède, parfois une touche d’eau de fleur d’oranger selon mon humeur, même si je reste attaché à la version la plus traditionnelle de la Vendée. Je mélange d’abord la levure avec le lait, puis j’ajoute la farine, le sucre, le sel, les œufs et le beurre, et je travaille la pâte assez longtemps pour qu’elle devienne souple, presque vivante sous mes mains. Ensuite je la laisse lever tranquillement, parce que je n’ai jamais aimé précipiter ce qui a besoin de temps, puis je la façonne en belle brioche, je la laisse gonfler une seconde fois et je la fais cuire jusqu’à obtenir cette croûte dorée qui sent déjà le petit-déjeuner du dimanche. Je la sers nature ou à peine beurrée, parfois avec un café noir, parfois avec un fruit, et j’aime justement ce contraste entre la douceur de la mie et la retenue de mon rythme à moi. En rentrant d’un trajet en train, avec mes photos, mes journaux et cette envie de retrouver un repère familier, je me rends compte que cette recette dit beaucoup de moi: je cherche un réseau bienveillant jusque dans l’assiette, quelque chose de franc, d’ouvert, de nourrissant sans être ostentatoire. La gâche vendéenne, je ne la cuisine pas pour impressionner; je la cuisine pour rester fidèle à ce que je suis, et pour rappeler qu’un plat régional peut être à la fois une mémoire, un réconfort et une manière très simple de bien manger.
Informations
Où : Pays de la Loire